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Sécurité des huiles essentielles

▷Guide d’initiation aux huiles essentielles > Les utiliser en toute sécurité ?

Les règles de base d’utilisation des huiles essentielles

1. Une facilité… très apparente

Les limites des conseils de l’entourage

Les huiles essentielles, ça paraît très facile à utiliser. Si vous interrogez votre entourage, tout le monde a l’air de savoir comment on s’en sert, quels sont leurs bénéfices, etc. Chacun y va de ses conseils d’utilisation et de ses “recettes” infaillibles.

Les intentions sont très bonnes, bien sûr. Mais bien souvent, il s’agit d’un savoir acquis un peu au hasard des lectures sur internet. Et on n’est pas toujours armé pour faire le tri entre ce qui est fondé sur des sources sérieuses et… le reste !

Valable pour l’un·e mais pas toujours pour l’autre

Des millions de personnes utilisent les huiles essentielles aujourd’hui, sans le moindre incident. Mais ça ne doit pas faire oublier qu’il y a toujours un certain nombre de précautions à respecter pour que cette utilisation sans problèmes continue.

Sans oublier qu’il n’y a aucune “recette” universelle : ce qui a pu marcher pour votre voisine n’aura peut-être aucun effet sur vous. Vous n’avez pas les mêmes gènes, la même histoire de santé, votre corps ne fonctionne pas exactement de la même façon que celui de quelqu’un d’autre. Ça paraît évident, pourtant on semble l’oublier souvent quand on conseille une huile essentielle à un·e ami·e ou une connaissance… Or, beaucoup de choses sont à prendre en compte avant d’utiliser une HE.

Des produits hyper concentrés

Pensez que votre petit flacon de camomille matricaire, par exemple, est de 50 à 100 fois plus concentré que les plantes dont l’huile essentielle qu’il contient est issue. Alors imaginez la puissance de votre huile essentielle ! On est loin des tisanes, qui ont pourtant de réelles propriétés. Les recommandations de sécurité qui les concernent n’ont rien à voir avec ce qui s’applique aux huiles essentielles, qui demandent une vigilance particulière.

2. Application cutanée

Sécurité des huiles essentielles : dilution

Diluez !

Comme règle de base – elle est très simple à retenir : n’appliquez pas d’huile essentielle non diluée sur votre peau. Même si votre cousine vous a affirmé que c’est sans danger. Les réactions peuvent être immédiates mais aussi, et c’est sans doute ce dont on ne se méfie pas assez, elles peuvent se manifester bien plus tard. D’autant plus si on le fait de manière régulière.

Une toxicité potentielle à maîtriser

Pensez que l’aromathérapie est destinée à soigner en utilisant, de façon mesurée et précise, la toxicité des huiles essentielles. Cette toxicité n’est pas dirigée spécialement contre nous (encore que dans le cas des orties, il me semble bien que nous aussi sommes directement visés ! :p), mais contre les virus, les bactéries, les champignons et autres bestioles qui s’attaquent aux défenses de notre corps. Rien d’étonnant donc qu’il soit nécessaire de contrôler cette toxicité pour qu’elle n’agisse pas contre nous aussi.

Les réactions à une huile essentielle pure ou utilisée à des dosages inadaptés peuvent aller de la simple irritation cutanée à une détresse respiratoire ou un empoisonnement du foie.

Pas de panique !

Attendez, l’idée n’est pas de vous faire paniquer : en respectant les principes simples d’utilisation, les huiles essentielles apportent surtout leurs bienfaits !

Faites attention à bien respecter les recommandations pour, par exemple, les HE de cannelle écorce, de laurier feuille, de citronnelle, de giroflier, de citron, d’origan…

On l’a vu dans Comment débuter ? : seul un corps gras peut diluer une huile essentielle et inhiber son potentiel agressif pour le corps humain. Oubliez l’eau, à laquelle les HE ne se mélangent pas du tout, ce potentiel agressif resterait intact !

Pour vous aider à calculer les quantités nécessaires d’huile végétale selon la dose d’huile essentielle utile, n’hésitez pas à utiliser les calculatrices de dilution à votre disposition sur Essentielle Marguerite.

Pour gagner du temps et poser des bases solides
à votre utilisation des huiles essentielles :
le module Découverte
Cliquez sur l’image pour savoir comment !

Découverte des huiles essentielles

3. La photosensibilisation

Huiles essentielles photosensibilisantes

Qu’est-ce que c’est ?

Certaines huiles essentielles ou essences contiennent des molécules, le bergaptène notamment, qui, lorsqu’elles sont présentes sur la peau, peuvent provoquer une réaction de brûlure sous l’effet du soleil. Même diluée.

On évite alors d’appliquer ces HE ou essences si l’on sait que la peau va être exposée au soleil dans les 12 heures qui suivent. Au mieux, la zone où l’application a eu lieu doit être impérativement protégée par un vêtement. Oui, pour le visage, ça risquerait d’être compliqué !

Comment repérer les huiles essentielles photosensibilisantes ?

Contrairement à ce qu’on lit souvent ici et là, toutes les essences ou HE d’agrumes ne sont pas photosensibilisantes. Et des HE extraites d’autres espèces de plantes peuvent l’être. Dans la boîte à images, vous trouverez une fiche récapitulative (“Photosensibilisation”) de ces HE photosensibilisantes ou non : n’hésitez pas à la télécharger pour la garder en mémoire.

4. L’ingestion

Sécurité des huiles essentielles : ingestion

Naturel = sans risque ?

Si vous voulez opter pour des soins plus naturels, faites attention : non, “naturel” ne veut pas dire “doux” ni “sans risque”. Grâce aux huiles essentielles, on peut éviter de nombreux effets secondaires induits par des fabrications synthétiques. Mais si vous utilisez les huiles essentielles sans précautions, leur puissance peut aussi vous jouer des tours.

Une voie possible, mais avec précaution

Depuis notre enfance, nous avons l’habitude d’avaler des médicaments pour nous soigner. Et la plupart de ces médicaments sont prévus pour ça. Ce n’est pas le cas des huiles essentielles !

Ne les avalez pas systématiquement : même si c’est la voie principale d’administration à laquelle nous avons été habitué·es, elle n’est pas forcément la voie la plus efficace pour nos HE. Si vous devez les ingérer, pensez bien sûr à les diluer, et à utiliser des gélules faites exprès pour le mélange huile végétale et HE. 

Et même, ne les avalez pas sans avoir eu l’avis d’un·e spécialiste : protégez votre système digestif tapissé de muqueuses. Ces muqueuses sont sensibles, et les HE pourraient en détruire les cellules indispensables si elles sont mal utilisées.

Pas la plus efficace

Depuis notre enfance, nous avons l’habitude d’avaler des médicaments pour nous soigner. Et la plupart de ces médicaments sont prévus pour ça. Ce n’est pas le cas des huiles essentielles !

Ne les avalez pas systématiquement : même si c’est la voie principale d’administration à laquelle nous avons été habitué·es, elle n’est pas forcément la voie la plus efficace pour nos HE. Si vous devez les ingérer, pensez bien sûr à les diluer, et à utiliser des gélules faites exprès pour le mélange huile végétale et HE. 

Et même, ne les avalez pas sans avoir eu l’avis d’un·e spécialiste : protégez votre système digestif tapissé de muqueuses. Ces muqueuses sont sensibles, et les HE pourraient en détruire les cellules indispensables si elles sont mal utilisées.

D’autres voies d’administration efficaces

Les huiles essentielles n’ont pas besoin d’être ingérées pour être efficaces, bien au contraire. Application cutanée ou inhalation sont souvent bien plus indiquées.

Pour la diffusion, vous pouvez vous reporter au tableau comparatif, qui vous permettra de déterminer le type de diffusion qui conviendra le mieux à l’effet que vous recherchez. N’oubliez pas de lire les recommandations à propos des personnes présentes lors d’une diffusion. Et pensez aussi à vos compagnons à pattes !

5. Faites vos propres recherches !

Quoi qu’il arrive, vous seul·e restez responsable de votre utilisation des huiles essentielles. Ce qui veut dire, en termes concrets, qu’il vous faut rechercher des renseignements précis sur les huiles essentielles que vous voulez utiliser. Prenez des notes au fur et à mesure que vous consulterez des sources fiables – je vous en ai indiqué quelques-unes dans le premier cours. Pour chaque huile essentielle qui vous intéresse, recherchez des informations réelles sur :

  • à partir de quel âge peut-on l’utiliser et à quels dosages ? convient-elle pour les personnes plus fragiles (enfants, personnes âgées) ?
  • convient-elle pour une femme enceinte ou qui allaite son bébé ?
  • quelles sont ses contre-indications ? dans quels cas doit-on être particulièrement prudent (foie ou reins fragiles…) ?
  • quelle est la meilleure façon de l’utiliser (cutanée, orale, diffusion…) pour l’affection qui me concerne précisément ?
  • est-elle photosensibilisante ? sur quel type de peau peut-on l’appliquer ?

Si vous avez le moindre doute, faites appel à un·e vrai·e spécialiste, formé·e sur les huiles essentielles mais aussi, c’est impératif, sur le fonctionnement du corps et ses dysfonctionnements.

Vous pourrez compléter en vous référant à des indications sur les pourcentages de dilution possibles selon l’âge (voir la boîte à images : “Guide de dilution – gouttes d’huile essentielles par cuillerée d’huile végétale”).

Guide d’initiation aux huiles essentielles

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